Vive le 450!

450 : trajet Brossard - MontréalJe travaille à 3.9 km de ma maison. Ma maison est à 7 minutes de mon travail. J’ai 2 stops et 3 feux de circulation sur mon trajet. La garderie de mon fils est à équidistance entre ma maison et mon travail. Je mets le plein d’essence aux 3 semaines. Je vais « en ville » moins d’une fois par mois, je crois même que je n’ai pas été « en ville » de tout le mois de juillet. Oui, je suis une 450 et je m’assume.

J’ai, pendant de nombreuses années, fait le trajet Brossard-Montréal, soit tout au long de mon primaire et de mon secondaire. D’abord en voiture, puis en bus et métro. Pour être à 8h à l’école, je devrais prendre le 44 de 6h49. Quand je finissais à 18h, l’heure de pointe était terminée, je devais donc prendre le métro et 2 bus pour arriver à 19h30 chez moi. Et ca c’était quand tout allait bien, pas de panne ni tempête de neige. Puis le temps de mon cegep et de l’université, j’ai habité à Montréal. Mon trajet était tout aussi long pour me rendre de Rosemont à Cote des Neiges, tant en voiture qu’en transport en commun. Une heure minimum par trajet. Puis en vrai 450, je suis retournée vivre à Brossard et j’ai continué à faire le trajet Brossard-Montréal jusqu’à la naissance de mon fils.

Une étude de Statistique Canada sur le temps moyen des déplacements pour se rendre au travail révèle qu’on passe en moyenne entre 30 et 39 minutes en transport.  Pour ma part, ca frôlait l’heure à chaque fois. Quand on travaille 40 heures par semaine, et qu’on ajoute à ca un minimum de 2 heures de trajet par jour (trafic oblige), les journées sont longues. 2 heures de transport c’est 2 heures de temps perdu où on ne peut ni être en famille, ni travailler, et ce par jour!

En travaillant de 8h à 17h, ca voudrait dire que mon fils serait de 7h à 18h à la garderie, soit de l’ouverture à la fermeture. Quand on parle de longues journées… Et que se passe-t-il si je suis coincée dans le trafic ou si je dois rester plus tard au bureau? C’est un stress continu de devoir se dépêcher le matin et le soir pour n’avoir qu’ensuite qu’un petit moment de répit avant la nuit.

450 : Travailler à proximité de la maison a changé ma vieTravailler à proximité de la maison a changé ma vie, rien de moins. Dès les premiers jours j’ai senti la différence, physiquement et mentalement. Je n’ai plus à me lever aux aurores, j’ai le temps de déjeuner tranquillement et je ne commence plus ma journée de mauvaise humeur car je n’ai pas passé de temps dans le trafic. Idem après le boulot. J’ai le temps d’aller faire des courses, faire une balade en famille ou aller voir mon neveu jouer au foot. Tout ce temps perdu d’avant met aujourd’hui rendu. Et j’en profite!

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Entrez votre nom, courriel et votre commentaire.

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code class="" title="" data-url=""> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong> <pre class="" title="" data-url=""> <span class="" title="" data-url="">