On “scrum” chez Reptiletech

Rugby ScrumSi vous avez lu notre billet sur la rentrée chez Reptiletech, vous savez que nous avons commencé à travailler avec la méthodologie Scrum depuis quelques mois. Mon collègue Jean-François a d’ailleurs écrit un article sur ce blogue au début de l’été pour expliquer les grandes lignes de cette méthodologie de gestion de projets.
Au cours des prochaines semaines, je vais écrire une série de billets dans lesquels je vais vous décrire, le plus concrètement possible, les différentes étapes du processus d’implantation, les améliorations que nous avons constatées, les principaux obstacles rencontrés et que nous rencontrons encore ainsi que les problèmes soulevés et les solutions que nous avons apportées.

Pour me familiariser avec Scrum, j’ai fait pas mal de recherches et j’ai trouvé des livres et des textes intéressants sur la méthodologie en général mais il y a peu de témoignages concrets sur son application dans une agence web. Je me suis dit que ça pourrait être pertinent de livrer notre expérience et notre façon de « scrumer ».

Les premiers pas

Pour nous aider à implanter Scrum chez Reptiletech, il a été décidé que nous serions accompagnés par un coach de chez Pyxis Technologies qui viendrait plusieurs fois par semaine pendant les premiers mois pour nous aider à nous organiser. Pour ma part, je trouvais que c’était une excellente idée et que ça démontrait la volonté de la direction à bien faire les choses. Aussi, comme il n’est jamais facile d’implanter quelque chose de nouveau dans une entreprise où tout le monde a ses petites habitudes, la venue d’une personne externe, donc neutre, ne peut être que bénéfique. Sans oublier que la méthodologie Scrum, sans être complexe, peut paraître un peu abstraite à première vue, l’aide d’un expert ne peut que faciliter le processus.

La grande annonce

Chez Reptiletech, nous avons deux chargées de projets qui se partagent les clients de l’agence. En Scrum, le terme de chargé de projet n’existe pas. On parle plutôt de « product owner », plus communément appelé le PO. Ma collègue Alessandra et moi avons été désignées pour occuper ce nouveau rôle.

Le coach et le directeur de production nous ont rencontré pour nous expliquer les grandes lignes de la méthodologie et les implications de notre nouveau rôle de « PO » au sein de l’équipe de production. En toute honnêteté, nous avons fait preuve d’ouverture et nous étions même emballées par les changements qui s’annonçaient.

Le lendemain, c’était au tour de l’équipe de production d’apprendre la nouvelle et en général, la réaction a été positive mais plusieurs questions ont été soulevées sur l’application concrète de Scrum dans notre façon de travailler et plusieurs s’inquiétaient aussi des impacts de ce changement auprès de nos clients.

Le premier changement majeur à appliquer a été de séparer le bureau en deux équipes distinctes. Nous avons été Équipe Scrumhabitués à ce que les personnes attitrées à un projet changent en fonction des disponibilités de chacun. Par exemple, pour un projet, je travaillais avec un designer et quelques développeurs et en simultané, je travaillais à un autre projet avec l’autre designer et d’autres développeurs. Plusieurs ont aussi déménagé de bureau car en Scrum, les membres d’une équipe doivent absolument occuper le même espace de travail.

Oui mais…

Même si dans l’ensemble la nouvelle a bien été reçue, nous avions plusieurs questionnements sur cette nouvelle méthode.

Comme nous sommes habitués à travailler en étapes successives (analyse, design, développement, test, mise en production), nous avions de la difficulté à comprendre la notion d’incrément (livraisons par fonctionnalités progressives). On nous a donné en exemple un site d’achat en ligne complet. Le premier livrable serait d’avoir 1 seul produit à vendre et la possibilité de payer avec la solution de base de Paypal. Le deuxième incrément serait d’avoir plusieurs produits et la possibilité d’en acheter plusieurs avec un panier d’achat. Le 3ième serait de pouvoir catégoriser les produits… et ainsi de suite jusqu’à la livraison finale. En fait, à chaque livrable, on doit avoir quelque chose de fonctionnel.

On se questionnait aussi sur la façon dont réagiraient les clients qui sont avec nous depuis longtemps.

De travailler en équipe sur un seul et même projet est bien beau mais notre réalité est que nous devons travailler sur plusieurs en même temps sans compter les urgences et les imprévus.

C’est un début

La semaine suivante, les deux équipes de production ont suivi une formation donnée par notre coach et un de ses collègues de chez Pyxis Technologies. Les objectifs de cette formation étaient les suivants :

  • Principales caractéristiques de la méthodologie (transparence, inspection et adaptation)
  • Les rôles au sein d’une équipe (PO, ScrumMaster, développeur)
  • Les événements et les meetings (sprint, mêlée quotidienne, planification de sprint, revue de sprint et rétrospective du sprint)

La majeure partie de la formation était donnée sous forme d’atelier afin que nous puissions concrétiser ce que nous venions d’apprendre.

Suite à cette formation, nous étions prêts à commencer à « scrumer » avec le prochain projet. Comme mon équipe devait commencer un nouveau mandat avec un nouveau client, c’était le moment idéal.

Dans ce premier billet, je n’ai pas donné beaucoup de détails sur la méthodologie Scrum. Je voulais d’abord parler de la manière dont ça c’est passé à l’interne et à cette étape, nous n’en savions pas beaucoup nous non plus. Dans le prochain billet, je ferai un résumé des principales caractéristiques de Scrum pour ensuite vous livrer notre première expérience.

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